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Jeunes et itinérance

Avis sur la prévention de l’itinérance jeunesse à Montréal 

Lancement 28 février 2017

Pourquoi s’intéresser à la prévention de l’itinérance jeunesse? Les chiffres indiquent qu’environ 235 000 Canadiennes vivent l’itinérance chaque année, desquels environ 20 % seraient âgés de moins de 25 ans (Gaetz, 2014a). La problématique de l’itinérance jeunesse surgit au tournant des années 1980 au Québec, au moment où les jeunes de la rue commencent à se rassembler en groupes dans certains coins au centre-ville de Montréal et de Québec. Ils deviennent un problème « visible », mais aussi bruyant. Leur désordre dérange. Aujourd’hui, si les jeunes en situation d’itinérance se font moins visibles dans les rues de Montréal, le phénomène ne disparaît pas pour autant : les milieux d’intervention remarquent une fréquentation accrue de leurs services ainsi qu’un changement du profil des jeunes qui les fréquentent.
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Cet avis survient dans un contexte où les institutions gouvernementales donnent une nouvelle importance à la lutte contre l’itinérance, particulièrement par sa prévention. En 2014, le gouvernement du Québec adopte une première politique nationale de lutte à l’itinérance, intitulée Ensemble, pour éviter la rue et en sortir. Cette politique est accompagnée du plan d’action interministériel en itinérance 2015-2020, intitulé Mobilisés et engagés pour prévenir et réduire l’itinérance. Montréal s’est également dotée de son plan d’action 2014-2017 – Parce que la rue est une impasse. L’objectif de cet avis est de contribuer à ces efforts collectifs qui sont mobilisés autour de la prévention de l’itinérance, mais en soulignant la nécessité de tenir compte des réalités particulières auxquelles est confrontée la jeunesse.
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L’itinérance, la jeunesse et la prévention. Trois éléments qui à la fois sont lourdement chargés de sens, mais aussi d’une absence de définition commune et consolidée. En effet, ces mots mobilisent chacun des images, des clichés et des représentations dominantes. L’itinérant, l’homme ivre aux vêtements délabrés et dormant sur la chaussée. La jeunesse, âge de remise en question des règles et de contestation de l’autorité. Finalement, la prévention, comme ensemble des mesures que l’on prend pour prévenir un risque, un danger, un mal.
 
Ces images guident notre manière de concevoir l’itinérance jeunesse et déterminent les pratiques d’intervention à être adoptées. Par sa définition, la « prévention » ne renvoie pas qu’à l’ensemble des dispositions prises pour éviter un mal, mais au « sentiment irraisonné d’attirance ou de répulsion antérieur à tout examen» ou encore à « l’opinion préconçue, en général défavorable, à l’égard de quelqu’un ou de quelque chose». Prévenir l’itinérance jeunesse exige d’abord un travail sur les manières de cerner la réalité des jeunes de la rue à Montréal.

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jps2017 perseverance scolaire

JPS – DU 13 AU 17 FÉVRIER 2017

Nous pouvons tous et toutes faire la différence!

Depuis maintenant 10 ans, le Québec se mobilise pour la réussite éducative des jeunes dans le cadre des Journées de la persévérance scolaire (JPS). Les JPS sont célébrées chaque année au Québec durant la 3e semaine du mois de février. En 2017, elles ont lieu du 13 au 17 février 2017

Il faut mobiliser et activer l’ensemble de la société autour des jeunes pour leur parler d’efforts, de persévérance, de risques de décrochage scolaire et des avantages d’un diplôme. Il s’agit aussi de rappeler à la population que la persévérance scolaire, c’est l’affaire de tous et de toutes! Chaque jeune a besoin d’encouragements quotidiens.

Suivez-nous sur nos plateformes numériques ! Plusieurs centaines d’activités sont organisées à travers la province!

Source : http://jps2017.perseverancescolaire.com

Dévoilement de la Stratégie d’action jeunesse 2016-2021

Mieux outiller notre jeunesse dans un Québec du 21e siècle en changement

Québec, le 12 décembre 2016. – Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, et son adjointe parlementaire pour les dossiers jeunesse, Karine Vallières, ont dévoilé, aujourd’hui, la Stratégie d’action jeunesse 2016-2021 qui sera accompagnée d’investissements de 200 millions de dollars sur cinq ans.

« Depuis 2 ans, chaque geste que nous posons, chaque décision que nous prenons, nous le faisons pour une simple et unique raison : donner à tous nos jeunes les moyens de bâtir un Québec du 21e siècle à leur image.  En mars 2016, nous avons dévoilé une Politique québécoise de la jeunesse qui prend en compte les nouveaux enjeux qu’ils vivent. Avec cette nouvelle Stratégie nous agissons concrètement en outillant la jeunesse québécoise pour qu’elle puisse pleinement participer à notre société d’aujourd’hui et de demain », a déclaré le premier ministre.

« La Stratégie jeunesse 2016-2021 présente l’ensemble des mesures et des projets qui donnent suite aux objectifs gouvernementaux ciblés dans la Politique québécoise de la jeunesse 2030. L’annonce d’aujourd’hui n’est pas le fruit du hasard : nous avons écouté les jeunes et nous répondons à leurs besoins. La Stratégie vient bonifier l’action gouvernementale déjà en cours en réponse à des enjeux bien documentés. Il y a là des projets structurants non seulement pour l’avenir, mais pour maintenant, avec une portée qui confirme la proactivité du Québec en matière de jeunesse au Canada et dans l’ensemble de la Francophonie », a précisé Mme Vallières.

Cette Stratégie découle de la Politique québécoise de la jeunesse 2030 annoncée plus tôt cette année. S’adressant aux Québécoises et Québécois âgés de 15 à 29 ans, la Politique, tout comme la Stratégie, repose sur 5 axes d’intervention :

  1. La santé : de saines habitudes de vie dans un environnement sécuritaire;
  2. L’éducation : un environnement scolaire favorisant la persévérance et la réussite éducative;
  3. La citoyenneté : une jeunesse engagée en faveur de la culture, de la communauté et de la société;
  4. L’emploi : des jeunes prêts pour le travail, une économie prête à les accueillir;
  5. L’entrepreneuriat : un soutien à l’entrepreneuriat et à la relève.

La Stratégie d’action jeunesse 2016-2021 dévoilée aujourd’hui prévoit plus de 90 mesures dont :

  • Des places réservées aux jeunes au sein des conseils d’administration des sociétés d’État et de la formation pour leur permettre d’y être bien préparés;
  • Une représentation de 10 % en moyenne de jeunes lors des missions commerciales du Québec à l’étranger;
  • La mise en place du programme Mobilité jeunesse avec la refonte des Offices jeunesse internationaux du Québec et la création du programme Québec volontaire;
  • La création d’une Chaire de recherche sur la jeunesse en collaboration avec le scientifique en chef du Québec;
  • Un groupe de travail sur les clauses de disparité de traitement dans les régimes de retraite;
  • Des stratégies locales pour la jeunesse et des comités consultatifs locaux pour renforcer l’action et l’autonomie des municipalités, des MRC et des organismes en matière de soutien à la jeunesse;
  • Le programme Créneau carrefour jeunesse pour mettre à niveau les services de persévérance scolaire et d’autonomie personnelle et sociale;
  • Une stratégie de communication nationale consacrée aux jeunes;
  • La création des prix Reconnaissance jeunesse, remis annuellement par le premier ministre pour honorer des jeunes et des intervenants;
  • La mise à jour de l’évolution des stratégies d’action visant à répondre aux réalités et aux besoins propres aux jeunes Autochtones du Québec.

« La Stratégie que nous proposons est novatrice et place la jeunesse au centre des intérêts et des projets. La jeunesse, pour le Gouvernement du Québec, elle est partout et elle doit se refléter partout; non seulement dans le dévoilement de cette stratégie, mais de façon transversale dans toutes les décisions prises dans chacun des ministères », conclut Karine Vallières.

Pour plus de détails sur la Politique québécoise de la jeunesse et sur la Stratégie d’action jeunesse 2016-2021 :  http://www.jeunes.gouv.qc.ca/strategie/index.asp.

 

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