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Le Collectif autonome des Carrefour jeunesse emploi fête ses 10 ans !

BÉCANCOUR, 25 avril 2017 — Réunis pendant deux jours, les membres du Collectif autonome des Carrefour jeunesse emploi du Québec (le Collectif) tiennent leur quatrième symposium. Sous le thème de l’Innovation sociale, deux journées bien remplies attendent les 150 participants. Grâce à des conférenciers et des formateurs de qualité, ils se familiariseront avec de nouvelles compétences et des stratégies innovantes, pour mieux servir les jeunes Québécois.

Nous tenons à dire un grand merci aux partenaires qui soutiennent notre Symposium  10e anniversaire : Emploi-Québec, le Secrétariat à la jeunesse du Québec, le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, monsieur François Blais, et la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, madame Lucie Charlebois. Leur appui est très important pour nous !

Nous profitons de l’occasion pour souligner notre dixième anniversaire, célébrer nos réalisations et partager nos ambitions pour l’avenir !

Le Collectif a été fondé en janvier 2007 par neuf CJE soucieux d’enrichir leur vie associative, d’assumer pleinement leur représentation et de prendre des positions plus affirmées. Aujourd’hui, notre regroupement compte 24 membres, qui se déploient dans 6 régions du Québec : Bas-Saint-Laurent, Chaudière-Appalaches, Gaspésie, Montérégie, Montréal et Outaouais. Ensemble, nous couvrons des territoires qui totalisent 62 111 km2 et desservons un bassin de 534 571 jeunes de 15 à 34 ans.

En s’appuyant sur des pratiques et des valeurs solides, nos membres collaborent avec de multiples partenaires communautaires, institutionnels et privés pour valoriser le potentiel des jeunes de leur région. Nous accordons une grande importance au travail de collaboration sur le terrain. Cette complicité est un gage de succès pour nos actions.

Notre ambition pour l’avenir ? Être reconnus pour notre excellence et notre créativité en matière d’intervention, de gestion et de développement de projets. En ce dixième anniversaire, c’est notre engagement envers la jeunesse d’ici !

Source : Marie-Claude Desjardins, Secrétaire générale

BUDGET 2017-2018 : VOLET JEUNESSE

«Accompagner la jeunesse québécoise dans son parcours vers le succès»

Fascicule Jeunesse du Plan économique du Québec

La jeunesse peut être identifiée comme le passage de l’enfance à l’âge adulte. Ce passage se vit généralement entre 15 et 29 ans. La jeunesse marque donc une période de la vie où diverses transitions peuvent survenir, telles que le choix de carrière, la fin des études, l’entrée sur le marché du travail, la fondation d’une famille et la première participation citoyenne. Il est souhaitable que ces transitions s’effectuent le plus harmonieusement possible et que les jeunes puissent développer pleinement leur potentiel et contribuer au développement du Québec.

À cette fin, le gouvernement a annoncé, le 30 mars 2016, une nouvelle politique qui leur est spécialement destinée, soit la Politique québécoise de la jeunesse 2030 – Ensemble pour les générations présentes et futures. Pour donner suite à cette politique, le gouvernement a annoncé en décembre dernier la mise en place de la Stratégie d’action jeunesse 2016-2021. Afin de bonifier davantage les actions auprès des jeunes, le Plan économique du Québec prévoit des investissements additionnels de près de 1,7 milliard de dollars sur six ans.

Source : Ministère des Finances du Québec

Jeunes et itinérance

Avis sur la prévention de l’itinérance jeunesse à Montréal 

Lancement 28 février 2017

Pourquoi s’intéresser à la prévention de l’itinérance jeunesse? Les chiffres indiquent qu’environ 235 000 Canadiennes vivent l’itinérance chaque année, desquels environ 20 % seraient âgés de moins de 25 ans (Gaetz, 2014a). La problématique de l’itinérance jeunesse surgit au tournant des années 1980 au Québec, au moment où les jeunes de la rue commencent à se rassembler en groupes dans certains coins au centre-ville de Montréal et de Québec. Ils deviennent un problème « visible », mais aussi bruyant. Leur désordre dérange. Aujourd’hui, si les jeunes en situation d’itinérance se font moins visibles dans les rues de Montréal, le phénomène ne disparaît pas pour autant : les milieux d’intervention remarquent une fréquentation accrue de leurs services ainsi qu’un changement du profil des jeunes qui les fréquentent.
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Cet avis survient dans un contexte où les institutions gouvernementales donnent une nouvelle importance à la lutte contre l’itinérance, particulièrement par sa prévention. En 2014, le gouvernement du Québec adopte une première politique nationale de lutte à l’itinérance, intitulée Ensemble, pour éviter la rue et en sortir. Cette politique est accompagnée du plan d’action interministériel en itinérance 2015-2020, intitulé Mobilisés et engagés pour prévenir et réduire l’itinérance. Montréal s’est également dotée de son plan d’action 2014-2017 – Parce que la rue est une impasse. L’objectif de cet avis est de contribuer à ces efforts collectifs qui sont mobilisés autour de la prévention de l’itinérance, mais en soulignant la nécessité de tenir compte des réalités particulières auxquelles est confrontée la jeunesse.
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L’itinérance, la jeunesse et la prévention. Trois éléments qui à la fois sont lourdement chargés de sens, mais aussi d’une absence de définition commune et consolidée. En effet, ces mots mobilisent chacun des images, des clichés et des représentations dominantes. L’itinérant, l’homme ivre aux vêtements délabrés et dormant sur la chaussée. La jeunesse, âge de remise en question des règles et de contestation de l’autorité. Finalement, la prévention, comme ensemble des mesures que l’on prend pour prévenir un risque, un danger, un mal.
 
Ces images guident notre manière de concevoir l’itinérance jeunesse et déterminent les pratiques d’intervention à être adoptées. Par sa définition, la « prévention » ne renvoie pas qu’à l’ensemble des dispositions prises pour éviter un mal, mais au « sentiment irraisonné d’attirance ou de répulsion antérieur à tout examen» ou encore à « l’opinion préconçue, en général défavorable, à l’égard de quelqu’un ou de quelque chose». Prévenir l’itinérance jeunesse exige d’abord un travail sur les manières de cerner la réalité des jeunes de la rue à Montréal.

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